La graphothérapie

Contrairement à ce que son nom peut suggérer, la graphothérapie n’est pas une thérapie mais bien une méthode de rééducation de l’écriture qui passe par l’apprentissage de toute une série de gestes et techniques (tenue du stylo, posture, formation des lettres,  fluidité du geste…).

On parle aussi de graphopédagogie puisque c’est avant tout la transmission d’une discipline qu’est l’écriture.

À quoi sert la rééducation ?

L’objectif de la rééducation n’est pas d’avoir une belle écriture comme sur les cahiers de Marcel Pagnol. Ceci ne correspond plus à l’attente du système éducatif. 

L’objectif est d’avoir une écriture facilement lisible, rapide, qui ne provoque aucune douleur et que l’on trace sans effort.

Il est intéressant de noter que suite à la rééducation de l’écriture, les enseignants, parents et orthophonistes me signalent un changement radical dans l’attitude des enfants : disparition de compulsions alimentaires, investissement scolaire subit, amélioration des compétences, disparition du stress, avancées dans la rééducation orthophonique…
On sous-estime souvent les répercutions
des troubles de l’écriture.

La graphothérapie est-elle faite pour votre enfant ?

Votre enfant est en difficulté à cause de son écriture ?

  • Son écriture illisible, déformée, sale, raturée, chevauchant les lignes… ?

  • une écriture magnifique… mais beaucoup trop lente ?

  • une écriture qui provoque des douleurs ?

La graphothérapie peut être très utile dans ces cas de figure !

De la grande section de maternelle à l’université, une rééducation est possible.

Quelles sont les étapes de la rééducation ?


Le Bilan Initial

LE BILAN INITIAL

La première séance est plus longue que les autres, elle dure environ 1h15. On fait connaissance !

Après le relevé des renseignements administratifs, vous m’expliquerez les difficultés rencontrées, le parcours de l’enfant,
vous me montrerez ses cahiers et me remettrez une copie des bilans déjà effectués (orthophoniste, psychomotricien…).

Je ferai passer, en votre présence, un test à votre enfant, puis je vous ferai immédiatement un compte rendu
de tous les points que j’aurai observés. Vous saurez alors si les difficultés de votre enfant relèvent ou non de la rééducation
de l’écriture, et tous les axes de travail qu’il sera nécessaire de travailler.

 


6 Séances au Cabinet

6 SÉANCES AU CABINET

Une rééducation se déroule souvent sur 6 séances, les 4 premières ayant lieu chaque semaine,
puis les deux dernières étant espacées de deux à trois semaines afin que le geste s’installe
et que certaines compétences plus complexes se mettent en place. En tout, une rééducation dure environ deux mois et demi,
pour un enfant qui n’a pas de troubles autres que celui de l’écriture. En cas de difficultés motrices, de dys,
de difficultés attentionnelles… elle peut être plus longue.

Au cours de ces séances, je vais ajuster la rééducation en fonction de ses progrès et de ses difficultés.
Chaque rééducation est différente. L’enfant va découvrir des activités qui répondent précisément à ses besoins.

Nous allons agir sur :

  • la coordination entre les mains et les yeux,
  • l’assouplissement des doigts,
  • le positionnement des doigts sur le crayon,
  • la position du corps (main, avant-bras, épaule, thorax, bassin, pieds…)
  • la position de la feuille,
  • la dextérité des doigts,
  • le tracé des lettres,
  • la liaison entre les lettres,
  • le respect des lignes dans les cahiers,
  • la pression sur le papier,
  • la gestion de l’espace de la feuille (marges, espace entre les lettres, entre les mots…)
  • la vitesse d’écriture,
  • les stratégies de copie…


S'entraîner quotidiennement

S’ENTRAÎNER QUOTIDIENNEMENT

Les clés de réussite reposent sur 3 critères :

1- Que l’enfant consacre chaque jour 10min à son entraînement.

2. Que le parent qui a assisté à la séance au cabinet soit présent lors des entraînements quotidiens
(il vous faudra être totalement disponible pour observer votre enfant dans ses moindres détails et rectifier tout geste maladroit.
Donc, ni téléphone à consulter ni légumes à éplucher…)

3. Pour les enfants en garde alternée, que chacun des parents ait assisté à au moins deux séances
pour comprendre quels sont les points essentiels à surveiller.

Bref, que la FAMILLE ET L’ENFANT soient motivés !
C’est la garantie d’une rééducation efficace et rapide (et donc moins onéreuse pour vous).

Un bilan final sera réalisé à la fin de la rééducation pour s’assurer de l’acquisition solide de chaque compétence.

Les questions que vous vous posez surement…

· Concernant la graphothérapie :

Idéalement, je recommande de lancer la rééducation avant le collège, pour éviter d'alourdir la charge de travail des enfants, qui ont souvent davantage de devoirs qu'en primaire.


Cependant, si votre enfant n'est plus à l'école primaire, la rééducation est toujours possible, et ce, jusqu'à l'université !

Les gauchers peuvent avoir une aussi belle écriture que les droitiers. Mais, souvent, ils rencontrent des difficultés multiples au cours de leur apprentissage. Celles-ci peuvent être liées à un matériel non adapté, à l'installation de mauvaises habitudes d'écriture avec une confusion dans le sens de rotation des lettres... Rien n'est définitif et il est tout à fait possible de rééduquer leur écriture. La rééducation leur permettra de connaître les astuces propres aux gauchers pour ne plus étaler l'encre sur la feuille, ne plus avoir mal et enfin, voir ce qu'ils écrivent.

Vous avez raison, la bonne tenue du crayon est la condition nécessaire à une bonne écriture (mais ce n'est pas la seule). Par contre, il est impossible à un enfant, même très motivé, de changer ainsi ses habitudes. En effet, il a développé dans son cerveau tout un réseau de connections correspondant à sa prise actuelle de crayon. Il faut des entraînements réguliers et bien spécifiques pour créer un nouveau réseau de connections et abandonner les anciennes habitudes. Seule la rééducation peut y parvenir. Ceci dit, je n'ai jamais vu d'enfant dont le seul problème soit la tenue du crayon, d'autres axes de travail sont toujours présents lors des troubles de l'écriture.

Le passage sur clavier est nécessaire à partir du collège, uniquement pour les personnes dyslexiques sévères, dyspraxiques sévères ou dysorthographiques sévères, autistes ou ayant un TDA. Les logiciels actuels leur sont d'un grand secours. Mais, même dans ces contextes là, la rééducation de l'écriture est très utile, car elle permet à l'enfant d'être autonome dans de multiples situations où l'outil informatique ne sera pas présent : un imprimé à remplir, un jeu au camp scout... L'enseignant n'a pas toujours le temps de faire les supports informatiques de ses cours et évaluations. L'objectif de la rééducation est alors d'acquérir une écriture lisible et sans douleur, sans objectif de vitesse ni de quantité. Par contre, une fois au collège, souvent ces élèves ne peuvent pas suivre le rythme de la classe, car il y a trop de texte à écrire, ce qui crée une surcharge cognitive. À partir de ce moment, le passage sur clavier est nécessaire. Le parcours sera alors de faire la rééducation de l'écriture, puis l'apprentissage du clavier un peu avant l'entrée au collège, avec un ergothérapeute.

· Concernant le déroulé des séances :

Les parents sont pleinement acteurs de la rééducation de leur enfant. Ils assistent aux séances et peuvent ainsi veiller à l'installation des bons gestes lors des entraînements que l'enfant aura à faire tous les jours à la maison.​

Pour les lycéens et étudiants, la présence du parent n'est pas nécessaire.

Les séances peuvent avoir lieu les lundis, mardis, mercredis après midi et vendredis.. Pour les élèves de l'école primaire, je déconseille de venir après une journée d'école, car la fatigue est trop importante. Le premier créneau à 8H30 est par contre adapté, avec une arrivée à l'école en décalé. Les collégiens et lycéens peuvent venir en journée, dans les "trous" de leurs emplois du temps.

Le principal problème peut-être un manque de motivation. L'enfant aura besoin d'être encouragé et félicité pour son implication. Il est intéressant de rencontrer l'enseignant de son enfant pour que l'élève prenne conscience qu'un trouble de l'écriture est un vrai problème. D'ailleurs, mes premiers « clients » ont été des enfants d'enseignants qui voyaient le collège se profiler et savaient pertinemment les problèmes qui allaient se poser. Souvent, l'enseignant par crainte de dévaloriser son élève n'aborde pas trop la question, et l'enfant se débrouille tant bien que mal. Le collège est un véritable choc.

Le deuxième écueil réside dans l'investissement des parents. Il faut qu'un adulte consacre chaque jour un quart d'heure, exclusivement, à la rééducation, pour scruter chaque détail pendant l'entraînement de l'enfant.

· Concernant l’équipe éducative, les autres professionnels de santé ou les troubles diagnostiqués :

 

N'hésitez pas à demander un rendez-vous à l'enseignant de votre enfant et allez-y avec lui. Il est important que l'enfant entende que c'est un problème à ne pas prendre à la légère. Souvent les enseignants sont très attentifs à ne pas dévaloriser votre enfant. Ils compensent les problèmes en photocopiant les cours ou en adaptant le temps de copie. Si votre enfant n'a pas conscience du problème, il ne sera pas motivé pour consacrer un quart d'heure tous le jours pour le résoudre.

Les psychomotriciens et les rééducateurs en écriture ont des champs d'action complémentaires. Il est indispensable d'avoir une bonne motricité manuelle et digitale pour bien écrire. Développer cette capacité est du ressort du psycho motricien. Par contre, rééduquer l'écriture est un métier à part entière. On peut avoir une excellente motricité et être en difficulté au niveau de son écriture. La rééducation en écriture est donc indispensable. Je suis diplômée de graphothérapie, rééducation en écriture (CNPG Conseil), et cette formation a durée dix huit mois. C'est un métier à part entière. Par ailleurs, je m'appuie très largement sur mon expérience d'enseignante pour comprendre les difficultés de votre enfant, personnaliser les réponses à apporter, mais également m'adapter aux attentes du système éducatif qui m'est familier.

Selon les auteurs, de 30 à 50% des enfants à haut potentiel présentent des troubles de l'écriture. Leurs gestes, leur habileté manuelle, leur coordination restent en rapport avec leur âge réel, alors que leur intellect a pris de l'avance. Frustrés, ils désinvestissent l'écriture qui n'évolue plus et se dégrade.

Les troubles de l'écriture et la dyslexie coexistent souvent. Mais chacun son travail. Je n'ai absolument pas les compétences d'un orthophoniste, et son suivi est indispensable. Par contre, mon travail va consister à faciliter le geste d'écrire. Parfois l'enfant positionne mal sa main, ce qui l'empêche de voir ce qu'il écrit et accentue ses difficultés. Parfois, l'acte d'écrire nécessite tellement d'attention de la part de l'enfant, qu'il est en double tâche et ne peut pas se concentrer sur l'orthographe. En rendant l'écriture plus aisée, j'agis donc sur un pan du problème, et l'orthophoniste sur un autre.