Cas concret et témoignages
Présentation d’un cas concret, celui de Juliette, une petite fille de 10 ans qui tous les soirs a beaucoup de mal pour aller dormir. Il faut que maman ne soit pas trop loin, que la porte reste ouverte, que la lumière du couloir soit allumée. De plus, sa mère perçoit bien que cette enfant est assez anxieuse en général.
Pour démarrer la séance, je vais appuyer sur différents points d’acupuncture avec mes doigts. Cela prend une dizaine de minutes et ne fait pas mal. L’enfant va se détendre, voire se trémousser s’il est chatouilleux.
Ensuite, je prends son pouls pour détecter l’événement à l’origine de son trouble.
Je trouve une peur liée à une agression. Effectivement, me confirmera la maman, un jour des cambrioleurs sont entrés à la maison, et le mari s’est battu avec eux. Juliette a assisté à la scène. Elle a eu très peur.. Elle n’avait que 5 ans, mais elle s’en souvient très bien.
Puis, je trouverai la grande tristesse liée au décès d’un proche. Et là, on me parle du parrain, âgé d’un quarantaine d’années et mort brusquement dans un accident de voiture. Toute la famille fut bouleversée. Juliette prend alors conscience qu’on peut mourir à tout moment, et commence à redouter la mort.
Ces deux événements vont provoquer chez Juliette un état d’anxiété et d’insécurité. Son inconscient va lui commander de rester vigilante pour assurer sa survie. Elle va tout le temps se sentir en danger, en particulier quand elle dormira, d’où son besoin d’être protégée par sa mère qui doit être à proximité. Cette anxiété est même devenue permanente, et laisse apparaître un manque de confiance. Mais comment être confiante quand l’insécurité et la mort sont omniprésents ? Cette logique infernale du cerveau, je vais l’expliquer à la mère et à l’enfant.
Je vais pendant ce temps re-stimuler les points d’acupuncture correspondants à cette problématique. Les troubles émotionnels s’évacuent les uns après les autres.
Enfin, durant le dernier quart d’heure, je vais poser mes mains sur le thorax ou les pieds de Juliette, pour imprimer de toutes petites oscillations à son corps. Celles-ci vont assouplir les tissus (muscles…) et finir d’évacuer les tensions.
En quelques jours, l’anxiété a disparu, et Juliette recommence à dormir sans l’aide d’aucun rituel. Ces souvenirs sont toujours là, mais apaisés ; elle peut penser à son parrain, sereinement, sans être effrayée par la mort. Elle ne se sent plus menacée et son hyper vigilance n’est plus nécessaire. Une seule séance aura été nécessaire.
Souvent, il est souhaitable que la mère reçoive elle aussi une séance, car les angoisses de la maman et de l’enfant sont souvent comme des vases communicants.
Les témoignages…